mercredi 18 avril 2007

L'appétit vient en mangeant


Le Québec vit-il au dessus de ses moyens? Quand on sait que très peu d’investissement ont été réalisé dans l’entretien de nombreux équipements publics, notamment les écoles, les hôpitaux et le système de routes et autoroutes au Québec, on peut se poser la question. A-t-on les moyens de posséder de tels équipements et, surtout, de les entretenir? Quand on sait aussi que la plupart des productions architecturales et d’ingénierie civile ont besoin d’un entretien et de réparations MAJEURS tous les 40 à 50 ans et qu'une grande partie de ces productions atteignent cet âge vénérable au Québec, on peut également s’interroger à connaître les modes de financements de telles réparations. Comment, alors que nous ne semblons pas avoir les moyens de colmater les trous de nos rues ou de calfeutrer les fuites des toits de nos écoles, peut-on imaginer complètement refaire une chaussée ou entièrement remplacer une toiture d’établissement scolaire?

Ferai-je partie de la génération qui, en plus de vivre littéralement les impacts des changements climatiques, devra se débrouiller avec le manque de rigueur (financière) des générations précédentes? Remarquez que, dans les deux cas, la source du problème me semble être le trop grand appétit pour la modernité, le confort et la consommation de ces mêmes générations.

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