La seconde phase de reconstruction de la rue Saint-Joseph de Québec est débutée depuis maintenant deux semaines, entraînant avec elle la fin de la destruction du Mail Saint-Roch. La première phase de destruction du Mail avait eu lieu à la fin des années 1990. Ce Mail, qui était en fait une rue couverte, avait été implanté au début des années 1970, dans le quartier Saint-Roch de Québec, le principal quartier commercial de la ville au début du XXe siècle, pour contrer son important ralentissement de croissance dû à l’aménagement des grands centres d’achats du secteur de Sainte-Foy, alors en pleine expansion.
D’un côté, on peut féliciter le geste : la revitalisation du premier secteur de la rue Saint-Joseph a porté fruit. On retrouve y actuellement de nombreux restaurants et boutiques haut de gamme. Il est facile de croire que le même avenir attend une bonne partie du secteur qui sera bientôt dégagé.
D’un autre côté, c’est tout un débat social qui est soulevé. Certain clame la Mail Saint-Roch comme une institution, un lieu de rassemblement social et de chaleur en hiver, qu’il est dommage de voir disparaître. Il suffit de se promener quelques instants dans le Mail en destruction pour constater la désolation sur plusieurs visages et pour recueillir les commentaires de déception des passants et utilisateurs de ce lieu. Indubitablement, la décision des autorités municipales est déjà en application et les revendications de divers groupes ont été vaines.
D’un côté, on peut féliciter le geste : la revitalisation du premier secteur de la rue Saint-Joseph a porté fruit. On retrouve y actuellement de nombreux restaurants et boutiques haut de gamme. Il est facile de croire que le même avenir attend une bonne partie du secteur qui sera bientôt dégagé.
D’un autre côté, c’est tout un débat social qui est soulevé. Certain clame la Mail Saint-Roch comme une institution, un lieu de rassemblement social et de chaleur en hiver, qu’il est dommage de voir disparaître. Il suffit de se promener quelques instants dans le Mail en destruction pour constater la désolation sur plusieurs visages et pour recueillir les commentaires de déception des passants et utilisateurs de ce lieu. Indubitablement, la décision des autorités municipales est déjà en application et les revendications de divers groupes ont été vaines.
Que l’on détruise une structure pour revitaliser un secteur de la ville, je n’ai personnellement rien contre. D’ailleurs ces lieux, qui manquaient gravement d’entretient, n’avaient rien de très agréables. Cependant, que l’on fasse rien en retour pour supporter une population en manque de moyens me désole. D’accord le Mail Saint-Roch ne fût pas imaginé comme centre d’hébergement ou maison d’échange pour population défavorisée, mais c’est le rôle qu’il en venu à jouer au cours des ans. Ce rôle «par défaut» est connu des autorités municipales, mais complètement ignoré.
Avant les divers travaux de revitalisation (rue Saint-Joseph, parc Saint-Roch), le quartier était l’un des plus pauvres au Canada. Or, ces pauvres existent encore, ils sont simplement ailleurs. On les chasse, les repousse vers d’autres quartiers, comme Saint-Sauveur ou Limoilou, à grand coup de revitalisation, d’espaces verts pour lunch de gens d’affaire du midi et de boutiques pour clientèle de week-end aisée de Sillery.
Je répète : en tant qu’habitant du quartier je suis le premier heureux de voir disparaître ce lieu de passage obligé pour emplettes de tous les jours. Cependant, à quand les gestes de revitalisation accompagnés de véritable plan de support pour les personnes directement touchées, des populations défavorisées à qui on ne demande jamais l’avis préalable.
Avant les divers travaux de revitalisation (rue Saint-Joseph, parc Saint-Roch), le quartier était l’un des plus pauvres au Canada. Or, ces pauvres existent encore, ils sont simplement ailleurs. On les chasse, les repousse vers d’autres quartiers, comme Saint-Sauveur ou Limoilou, à grand coup de revitalisation, d’espaces verts pour lunch de gens d’affaire du midi et de boutiques pour clientèle de week-end aisée de Sillery.
Je répète : en tant qu’habitant du quartier je suis le premier heureux de voir disparaître ce lieu de passage obligé pour emplettes de tous les jours. Cependant, à quand les gestes de revitalisation accompagnés de véritable plan de support pour les personnes directement touchées, des populations défavorisées à qui on ne demande jamais l’avis préalable.
Ironiquement, les bretelles inutilisées parce que ne menant nulle part de l’autoroute Dufferin, situées à quelques mètres du Mail, seront également détruites cette année. Ces bretelles menaient à un tunnel débuté mais jamais finalisé, creusé à même la falaise de Québec. Des bretelles, donc, construites elles aussi au milieu des années 70, à une époque pleine d’espoir et de grands projets, de trop grands projets pour Québec…







1 commentaire:
Beau commentaire, ami canadien. Le Français que je suis, salut le fait d'avoir foutu en l'air cette monstruosité moderniste...
Enregistrer un commentaire