
Cette semaine, j’ai appris qu’une deuxième personne de mon entourage désirait nommer son enfant Jérémie. Suite à ces annonces, je ne puis m’empêcher de penser au petit Jérémie, vous savez le fameux petit garçon gravement malade, le chanteur papal. Bon, ce n’est pas si tragique, puisque qu'étant donnée la qualité de son talent artistique, les chances sont assez bonnes que ce petit Jérémie ne face plus partie de notre quotidien médiatique quand grandiront ces deux petits hommes.
Cela me rappelle tout de même l’importance des prénoms, et toute la polémique qu’on peut lui associer. Faites le test et parlez de vos préférences à votre entourage, vous aurez nécessairement des réactions intéressantes. Personnellement, je préfère largement Jérémie à Marc-Pierre ou Théotym.
Bon, je sais que le Québec est de plus en plus une société multiculturel et que les prénoms n’ont pas toutes la même signification ni fréquence d’une culture à l’autre, bien sûr. Cependant, je ne veux pas débattre de la prononciation du prénom du petit dernier de vos voisins Vietnamiens, mais plutôt des tentatives désespérées des parents très québécois, habitant la Côte-Nord, l’Estrie ou encore le Bas-Saint-Laurent, de dénicher le prénom inédit pour leur enfant. La liste est longue et les filles, vous remportez la palme, tant en quantité qu’en qualité de prénoms originaux et discutables. Il y en a tellement, qu’il est possible de faire une classification, selon les intentions présumées des pères et mères audacieux.
Tout d’abord, il y a l’originalité à sa plus simple expression : une combinaison de lettres qui forment des sons jamais mis en relation auparavant. Ce sont les Gratielle, Samsara, Mayalou et Pascalou de ce monde pour les filles, et les Mottel, Jenti-Samuel et Lou-Olivier pour les garçons. Notez déjà que tous les prénoms qui contiennent le son «lou» sont tous douteux, surtout si on ajoute Léoloup et Nathan-Lou à la liste précédemment citée.
Dans la même lignée de mise en relation peu banale, on retrouve les prénoms qui en contiennent deux autres. Il suffit de penser à Gabrielle-Geneviève, Julianne-Annabelle, Aline-Kim, Justin-Ulysse, Marc-Pierre et Xavier-Samuel pour être convaincu que ces combinaisons donnent parfois des résultats malheureux. Certains parents sont plus ambitieux, et décident de faire la contraction de ces deux prénoms juxtaposée, avec comme résultante Mariclode, Maudréann ou encore Pierrick…
D’autres parents sont plus subtils et modifient simplement l’orthographe d’un prénom existant. Si bien que c’est uniquement à sa lecture que l’on peut constater la maladresse, l’enfant ne s’en retrouvant pas moins troublé pour autant. Et là, les exemples commencent à être très intéressants : Davidde, Styves, Khoralie, Rox-Ann, Jo-Anny, Jacquelyn, pour ne nommer que ceux-ci.
Les deux dernières catégories ne sont pas les moindres. La première concerne les prénoms s’inspirant largement de la culture artistique populaire. Parfois, les prénoms sont repris tel quel, comme Simba, Rocky ou Chris-Isaac, parfois on y apporte une petite subtilité, le meilleure de sa catégorie à mon avis étant Sharika.
Enfin, il y a les parents plus New age, les pères et les mères qui regrettent possiblement le mouvement Hippy, ou qui ont peut-être été élevés par des parents hippies et qui désirent transmettre ces valeurs à leurs propres enfants de façon plutôt surprenante. Ici vraiment, il n’y a plus de règles. Pour les garçons, cela se traduit en prénom comme Solstice, Onyx ou Odysseas. Pour les filles, le terrain d’exploration s’étend beaucoup plus loin et frôle les limites du possible. Ce sont les pauvres Chenille, Catherinelune, Maya-Soleil, Neptune, Mirage, Opale, Océannie, Androméda, Lotus, Krystalle, Joviale, Marie-Vénus ou Mésange. Notez que les inspirations sont diverses : astronomie, flore, faune, géologie et mysticisme sont permis. En ce sens, je trouve cette catégorie particulièrement inspirante, et je me permettrai quelques suggestions pour la cuvée 2007 : Maya-l’Abeille (en souvenir de cette courageuse insecte), Pluton ou même Terre (pourquoi pas?), Grande-Ourse ou Petite-Ourse, dépendamment du poids du poupon, Saphir, ou mieux, Roche Ignée. Il pourrait aussi y avoir une petite Afrique ou Europe de l’Est, aussi une Moineau, ou encore mes préférés : Charmante, Croquante et Délicieuse, advenant des triplets de petites filles. Certains diront que je suis de mauvaise foi; à ceux là je répondrai : très certainement.
Bottom line : il existe des prénoms pré-approuvés et pré-testés socialement, pourquoi les délaissés? Je ne tiens pas à ce que tous s’appellent Samuel ou Sarah, simplement, il existe un nombre si impressionnant de prénoms usités, qu’il n’est pas nécessaire d’user d’une originalité débordante pour chaque enfant. Comprenez-moi bien : l’innovation à la tradition est nécessaire, elle permet l’évolution, cependant cette innovation devrait tout de même être en lien très étroit avec la tradition. Il y a des choses qui fonctionnent bien, pourquoi les réinventées? Pourquoi réinventé la roue, quand cette roue à des conséquences directes sur l’avenir de votre enfant?
Cela me rappelle tout de même l’importance des prénoms, et toute la polémique qu’on peut lui associer. Faites le test et parlez de vos préférences à votre entourage, vous aurez nécessairement des réactions intéressantes. Personnellement, je préfère largement Jérémie à Marc-Pierre ou Théotym.
Bon, je sais que le Québec est de plus en plus une société multiculturel et que les prénoms n’ont pas toutes la même signification ni fréquence d’une culture à l’autre, bien sûr. Cependant, je ne veux pas débattre de la prononciation du prénom du petit dernier de vos voisins Vietnamiens, mais plutôt des tentatives désespérées des parents très québécois, habitant la Côte-Nord, l’Estrie ou encore le Bas-Saint-Laurent, de dénicher le prénom inédit pour leur enfant. La liste est longue et les filles, vous remportez la palme, tant en quantité qu’en qualité de prénoms originaux et discutables. Il y en a tellement, qu’il est possible de faire une classification, selon les intentions présumées des pères et mères audacieux.
Tout d’abord, il y a l’originalité à sa plus simple expression : une combinaison de lettres qui forment des sons jamais mis en relation auparavant. Ce sont les Gratielle, Samsara, Mayalou et Pascalou de ce monde pour les filles, et les Mottel, Jenti-Samuel et Lou-Olivier pour les garçons. Notez déjà que tous les prénoms qui contiennent le son «lou» sont tous douteux, surtout si on ajoute Léoloup et Nathan-Lou à la liste précédemment citée.
Dans la même lignée de mise en relation peu banale, on retrouve les prénoms qui en contiennent deux autres. Il suffit de penser à Gabrielle-Geneviève, Julianne-Annabelle, Aline-Kim, Justin-Ulysse, Marc-Pierre et Xavier-Samuel pour être convaincu que ces combinaisons donnent parfois des résultats malheureux. Certains parents sont plus ambitieux, et décident de faire la contraction de ces deux prénoms juxtaposée, avec comme résultante Mariclode, Maudréann ou encore Pierrick…
D’autres parents sont plus subtils et modifient simplement l’orthographe d’un prénom existant. Si bien que c’est uniquement à sa lecture que l’on peut constater la maladresse, l’enfant ne s’en retrouvant pas moins troublé pour autant. Et là, les exemples commencent à être très intéressants : Davidde, Styves, Khoralie, Rox-Ann, Jo-Anny, Jacquelyn, pour ne nommer que ceux-ci.
Les deux dernières catégories ne sont pas les moindres. La première concerne les prénoms s’inspirant largement de la culture artistique populaire. Parfois, les prénoms sont repris tel quel, comme Simba, Rocky ou Chris-Isaac, parfois on y apporte une petite subtilité, le meilleure de sa catégorie à mon avis étant Sharika.
Enfin, il y a les parents plus New age, les pères et les mères qui regrettent possiblement le mouvement Hippy, ou qui ont peut-être été élevés par des parents hippies et qui désirent transmettre ces valeurs à leurs propres enfants de façon plutôt surprenante. Ici vraiment, il n’y a plus de règles. Pour les garçons, cela se traduit en prénom comme Solstice, Onyx ou Odysseas. Pour les filles, le terrain d’exploration s’étend beaucoup plus loin et frôle les limites du possible. Ce sont les pauvres Chenille, Catherinelune, Maya-Soleil, Neptune, Mirage, Opale, Océannie, Androméda, Lotus, Krystalle, Joviale, Marie-Vénus ou Mésange. Notez que les inspirations sont diverses : astronomie, flore, faune, géologie et mysticisme sont permis. En ce sens, je trouve cette catégorie particulièrement inspirante, et je me permettrai quelques suggestions pour la cuvée 2007 : Maya-l’Abeille (en souvenir de cette courageuse insecte), Pluton ou même Terre (pourquoi pas?), Grande-Ourse ou Petite-Ourse, dépendamment du poids du poupon, Saphir, ou mieux, Roche Ignée. Il pourrait aussi y avoir une petite Afrique ou Europe de l’Est, aussi une Moineau, ou encore mes préférés : Charmante, Croquante et Délicieuse, advenant des triplets de petites filles. Certains diront que je suis de mauvaise foi; à ceux là je répondrai : très certainement.
Bottom line : il existe des prénoms pré-approuvés et pré-testés socialement, pourquoi les délaissés? Je ne tiens pas à ce que tous s’appellent Samuel ou Sarah, simplement, il existe un nombre si impressionnant de prénoms usités, qu’il n’est pas nécessaire d’user d’une originalité débordante pour chaque enfant. Comprenez-moi bien : l’innovation à la tradition est nécessaire, elle permet l’évolution, cependant cette innovation devrait tout de même être en lien très étroit avec la tradition. Il y a des choses qui fonctionnent bien, pourquoi les réinventées? Pourquoi réinventé la roue, quand cette roue à des conséquences directes sur l’avenir de votre enfant?
Enfin, voici mon top 3 des prénoms féminins innusités : Élektra, Kikie et Tania-Ginette. De toutes les beautés.
Je suis désolé pour tout ceux au prénom original que j’ai pu offensé avec ce commentaire :)
Je suis désolé pour tout ceux au prénom original que j’ai pu offensé avec ce commentaire :)
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